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COVID-19 : Mesures étatiques à destination des professionnels de santé

Durant cette crise sanitaire du Covid-19, de nombreuses mesures sont envoyées tous les jours à l’ensemble des professionnels de santé : celles-ci proviennent du Ministère de la Santé, des Agences Régionales de Santé ou encore des conseils ordinaux, et concernent de nombreux et divers sujets. Le but : aider les soignants en leur donnant des lignes directives sur la prise en charge des patients en ville (Covid-19 et hors Covid-19).

Nous avons recensé ces mesures, pour vous aider au mieux à traiter votre patientèle selon les recommandations de l’Etat et de l’Ordre des Médecins. En voici les thèmes principaux :

  • Prise en charge par les professionnels de santé de ville
  • Téléconsultation et télésoins
  • Patients en situation d’obésité et de handicap
  • Recommandations Covid-19
  • Distribution de masques en sortie de confinement

mesures étatiques covid-19 à destination des professionnels de santé

Recommandations de prise en charge pour les professionnels de santé de ville

Les soins hors Covid-19

Cette fiche a pour objet d’apporter des orientations générales concernant le maintien du suivi et de la prise en charge des soins hors COVID dans un contexte de confinement et de mobilisation des professionnels de santé pour des prises en charge de personnes atteintes du COVID.

Pour les professionnels de santé, le recours à la téléconsultation est à privilégier, lorsque cela est pertinent et selon les règles en vigueur.

Toutefois, certains soins et examens hors COVID ne peuvent être réalisés qu’en présentiel soit en cabinet de ville (ex. échographie de suivi de grossesse) ou en établissement de santé (ex. soins de dialyse, intervention chirurgicale urgente). Il convient de pouvoir maintenir ces activités indispensables pour les patients dès lors que la balance bénéfice risque individuelle plaide en faveur de leur mise en œuvre. Il convient dans ce cas de maintenir un accès sécurisé à ces soins permettant d’éviter les risques de contamination dans le respect des procédures définies par le HCSP avec notamment la mise en œuvre de circuits séparés COVID – et COVID+.

Retrouvez tout ce qui concerne les interventions chirurgicales urgentes et les prises en charge des patients vivant avec une maladie chronique sur la fiche dédiée.

Appui aux établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes

La situation des personnes âgées vivant en EHPAD nécessite l’appui de tous les professionnels de santé, qu’ils exercent en établissements de santé ou en ville. Comment accompagner l’organisation des régions et des professionnels ?

Le risque de contamination des résidents étant dépendant de la contamination des soignants, les visites au sein de l’EHPAD des professionnels de ville, et notamment celles des médecins généralistes eux-mêmes en contact avec des patients atteints du Covid-19 dans leur activité, doivent être limitées au maximum. Ils doivent appliquer strictement les mesures barrières. Pour rappel, les professionnels de ville amenés à intervenir au sein de l’EHPAD devront venir avec leur propre matériel.

Toutefois, un certain nombre d’EHPAD témoigne aujourd’hui d’un besoin de renfort des professionnels de santé exerçant en ville. Le soutien à ces établissements constitue une priorité dans la réponse à la crise sanitaire.

Retrouvez les mesures prises par le Gouvernement afin de faciliter l’intervention en EHPAD des professionnels de santé (médecins, infirmiers de ville, libéraux et salariés de centre de santé) exerçant en ville (organisation et tarification).

Prise en charge par les médecins de ville des patients symptomatiques

En phase épidémique, comme lors d’une épidémie de grippe, les patients présentant une forme simple ou modérée devront pouvoir être pris en charge en ville en utilisant les ressources médicales et paramédicales du territoire et en mobilisant l’ensemble des acteurs.

Cette prise en charge ambulatoire a vocation à être organisée par les professionnels de santé habituels
des patients sur la base des recommandations ci-dessous.

En phase épidémique, les patients seront ainsi invités, en cas de symptômes évocateurs du Covid-19, à contacter leur médecin traitant, sauf en cas de signe de gravité où la recommandation restera d’appeler le SAMU-centre 15. Il convient également d’anticiper et d’organiser en parallèle des circuits en ville pour la prise en charge des patients sans médecin traitant ou dont le médecin traitant n’est pas disponible.

Comment accueillir le patient dans un cabinet de ville et procéder à son examen clinique ? Comment déceler les comorbidités ? Quels signes cliniques faut-il rechercher ? Quels signes de gravité sont facteurs d’hospitalisation ? Comment orienter le patient une fois le diagnostic posé ? Toutes les réponses sont à retrouver sur la fiche créée par le Gouvernement pour les médecins, à télécharger sur cette page.

Téléconsultation et télésoins

téléconsultation télésoins covid-19

Le recours à la téléconsultation : un intérêt évident pendant cette période de crise

Le recours aux actes de téléconsultation vous permet de réaliser des consultations à distance quand vous le jugez opportun pour vos patients.

Répondant à un objectif général de meilleur accès aux soins, son intérêt apparaît d’autant plus marqué dans le contexte actuel lié à la gestion du COVID-19. La téléconsultation vous permet en effet de continuer à prendre en charge vos patients qui ne pourraient se déplacer pour diverses raisons. Elle constitue ainsi à la fois une solution de :

  • continuité des soins
  • continuité de votre activité
  • limitation des risques évitables de propagation du coronavirus au sein des cabinets libéraux et des centres de santé

Quand faire une téléconsultation ? Elle permet notamment de réaliser des primo-consultations de patient « cas possible » à COVID-19, et d’assurer la prise en charge à domicile des patients infectés par le coronavirus ou susceptibles de l’être.

Comment la facturer ? Le tarif de la téléconsultation est équivalent au tarif de la consultation présentielle. La prise en charge est assurée par l’Assurance maladie obligatoire à 100% pour les patients exposés au Covid-19.

Pour plus d’informations sur comment vous faire payer cette téléconsultation, comment transmettre une ordonnance au pharmacien ou comment établir et transmettre un arrêt de travail dans ces conditions (que vous disposiez d’un compte AMELI PRO ou non), rendez-vous sur notre page dédiée pour demander la fiche complète.

Quelles lignes directrices pour la téléconsultation d’un patient présentant une infection respiratoire ?

Cette fiche a pour objectif de préciser :

  • Les conditions de prise en charge à domicile d’un patient présentant une infection à COVID19
  • Établir le suivi nécessaire et Identifier les signes d’aggravation
  • Définir le recours à l’expertise/aux soins

Plus d’informations ici.

Le médecin apprécie à tout moment la possibilité de poursuivre la téléconsultation en cours ou
d’organiser une consultation physique.

Consultations de télémédecine pour les IVG médicamenteuses (femmes mineures et majeures)

De façon exceptionnelle et transitoire dans le contexte actuel de l’infection Covid 19 et dans le but de limiter les déplacements, il est utile de laisser la possibilité aux femmes qui le souhaitent de réaliser certaines ou toutes les consultations pour IVG médicamenteuses avant 7 semaines de grossesse (SG) ou 9 semaines d’aménorrhée (SA) par télémédecine.

Pour l’IVG médicamenteuse, seuls les professionnels de santé, médecins et sages-femmes, déjà formés et autorisés à faire des IVG médicamenteuses et donc conventionnés avec un établissement de santé, peuvent les réaliser, en suivant les recommandations afin d’assurer la sécurité de la prise en charge. Ces professionnels peuvent exercer en cabinet libéral, en centre de santé ou en CPEF.

Pour tout ce qui concerne :

  • le parcours IVG médicamenteuses
  • la consultation d’information
  • le recueil du consentement et la prescription des traitements abortifs et autres médicaments
  • la limitation des déplacements de la patiente
  • les documents à lui remettre

Demandez la fichée dédiée sur notre page.

Retrouvez également une fiche reprenant les réponses rapides de la Haute Autorité de Santé concernant la téléconsultation.

Risques et prise en charge des patients en situation d’obésité et de handicap

mesures patients handicap covid-19

Accueil d’un patient polyhandicapé porteur de Covid-19

Le polyhandicap, c’est un handicap grave, et une dépendance totale avec intrication de :

  • déficience intellectuelle sévère
  • déficit moteur grave
  • handicaps neurologiques

Attention : la présence de l’aidant et indispensable pour communiquer avec vous, et vous informer des traitements en cours du patient et des signes d’alerte.

La fiche sur tous les points de vigilance à retrouver ici.

Consignes et recommandations concernant l’appui des établissements de santé et professionnels de ville aux personnes handicapées

La situation des personnes en situation de handicap vivant à domicile (la très grande majorité) ou en établissement nécessite l’appui de tous les professionnels de santé qu’ils soient libéraux, salariés et en établissements de santé publics ou privés. Il s’agit d’assurer la continuité des prises en charge, mais également la qualité et la sécurité de l’accompagnement en soutien des professionnels du secteur, ainsi que de contribuer à la limitation de la propagation de l’épidémie.

Les situations des personnes en situation de handicap sont très diverses ainsi, les recommandations présentées dans cette fiche sont à adapter selon le type de handicap.

Ces consignes, mises en place dans le cadre d’une coordination territoriale assurée par l’ARS, nécessitent la mobilisation de la réserve sanitaire pour accroître la réponse aux demandes de soin des personnes en situation de handicap dans les territoires pendant la période d’épidémie. 90% des personnes en situation de handicap vivant à domicile, ce sont les professionnels de ville qui sont particulièrement sollicités.

Comment organiser l’accès aux soins des personnes en situation de handicap, à domicile ou accueillies en établissement médico-social ? Comment adapter la prise en charge des formes sévères et critiques dans les
établissements de santé publics et privés conventionnels ? Toutes les actions et préconisations sont à retrouver dans la fiche complète.

Prise en charge des personnes en situation d’obésité

La population en situation d’obésité (c’est-à-dire présentant un IMC supérieur ou égal à 30 kg/m2), soit 8 millions de personnes en France, figure parmi les personnes les plus vulnérables à l’épidémie de Covid-19.

Elle présente davantage de risque de complications en raison des pathologies associées (notamment diabète, hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires et respiratoires) mais aussi indépendamment de celles-ci. Parmi les dernières données disponibles, une étude menée par les équipes du CHRU de Lille montre ainsi que plus de 47 % des patients infectés entrant en réanimation sont en situation d’obésité et que l’obésité augmente significativement le risque d’être placé sous respiration mécanique invasive, l’effet étant plus marqué pour la forme sévère (à savoir un IMC supérieur à 35 kg/m2, OR = 7,36 vs IMC < 25 kg/m2) indépendamment de l’âge, de l’hypertension artérielle et du diabète.

L’organisation par les professionnels de ville et des établissements de santé de réponses spécifiques en direction des personnes en situation d’obésité est une priorité dans la gestion de l’épidémie.

Quelle est la stratégie s’appuyant sur les avis du haut conseil de la santé publique (HCSP) ?

  • Rappeler l’importance des gestes barrières et du respect des règles de confinement pour cette population sensible
  • Inciter les personnes en situation d’obésité à contacter un médecin en cas de suspicion de COVID et les orienter vers un dispositif de suivi à distance en cas d’infection
  • Maintenir la continuité des soins et du suivi de la prise en charge de l’obésité, hors Covid-19
  • Diffuser les outils à disposition des professionnels pour la prise en charge des personnes en situation d’obésité

(tous les outils sont à retrouver sur la fiche dédiée)

Recommandations Covid-19

Adaptation de l’offre en matière d’IVG

Dans le contexte actuel marqué par l’épidémie de Covid-19, l’activité d’interruption volontaire de grossesse connait de fortes tensions dans de nombreuses régions. Il est impératif, dans cette période, de garantir une réponse aux demandes d’IVG, dans des conditions ne conduisant pas à dépasser les délais légaux d’IVG, tout en limitant le risque d’exposition au Covid-19 des patientes et des professionnels.

Pour aider les acteurs à répondre au mieux à cet enjeu, il convient d’adapter l’offre au cours de cette période, en ménageant les ressources hospitalières, tout en maintenant une prise en charge de qualité des IVG.

Pour ce faire, il faut :

  • 1. Assurer le plus possible la prise en charge des IVG médicamenteuses en ville jusqu’à 9 semaines d’aménorrhées

Il apparait nécessaire de privilégier pour réduire l’exposition des femmes au COVID-19, et soulager les équipes hospitalières, la prise en charge des IVG médicamenteuses et ce jusqu’au terme de 9 SA en ville, suite à l’arrêté publié le 15 avril 2020. Pour la prise en charge des IVG médicamenteuses jusqu’à 9 SA en ville, la réponse rapide de la HAS d’avril 2020 comporte l’utilisation exceptionnelle au vu de la période Covid 19, de spécialités hors AMM.

  • 2. Favoriser le recours à la téléconsultation (voir plus haut)

En deuxième lieu, l’outil de téléconsultation peut être mobilisé par ces professionnels de ville pour réaliser certaines ou l’ensemble des consultations qui structurent le parcours d’IVG médicamenteuse et les acteurs doivent être encouragés à davantage l’utiliser au cours de cette période, eu égard à la réduction du risque épidémique qu’il permet, tout en préservant la qualité de la prise en charge des femmes.

  • 3. Aménager le parcours d’IVG instrumentale en secteur hospitalier

Pour les IVG instrumentales nécessitant un recours hospitalier, les sociétés savantes estiment qu’il est possible de proposer aux femmes un parcours « aménagé » pour limiter les recours aux établissements mais aussi pour limiter les soins, leur durée et leur complexité à l’hôpital, tout en préservant la sécurité de la prise en charge due aux femmes.

  • 4. Accompagner le recours tardif à l’IVG

Enfin, un accompagnement particulier devra être apporté aux recours tardifs à l’IVG (recours après 12 SA) pour éviter le dépassement du délai légal dans cette période où l’accès des femmes à l’offre est plus complexe.

Retrouvez tous les documents de référence, le dossier guide du gouvernement et les réponses rapides de l’HAS dans la fiche à demander ici.

Prise en charge en imagerie médicale

Ce document, rédigé collégialement par les référents thématiques de l’ARS IdF, le Conseil professionnel de la radiologie d’IDF et le chef de service d’imagerie de Bichat, abordent trois thèmes principaux :

  • Les indications d’imagerie en cas de suspicion d’infection COVID-19
  • Les conditions de réalisation des examens d’imagerie chez les patients COVID-19 + confirmés ou probables ou possibles
  • Les conditions de réalisation et la priorisation des examens d’imagerie pendant la durée de l’épidémie (pour séparer les filières patients infectés/patients non infectés)

Vous pouvez demander à le recevoir ici.

Vous pouvez aussi retrouver l’avis du HCSP relatif à la prise en charge des cas confirmés d’infection au SARS-CoV2, ainsi que de nombreuses fiches à destination des étudiants médicaux et paramédicaux et aux internes.

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Distributions de masques sanitaires par l’Etat en sortie de confinement

En phase de sortie de confinement, les distributions de masques auront pour objectif prioritaire la limitation au maximum de la diffusion du virus et l’accompagnement de la reprise d’activité. Dans ce cadre, la stratégie de répartition des masques sanitaires par l’État a vocation à évoluer.

  • La cible est fixée à 100 millions de masques sanitaires distribués par l’État chaque semaine, modulo une adaptation chaque semaine pour distribuer le maximum possible de masques en fonction de la réalité des approvisionnements
  • Les professionnels des secteurs sanitaires et médico-sociaux voient ainsi leur dotation globale augmenter. De nouvelles professions de santé peuvent bénéficier des dotations en masques sanitaires de l’État
  • Les malades, les personnes contacts et les personnes à très haut risque médical (par exemple personnes immunodéprimées sévères) bénéficient eux aussi de ces dotations
  • Pour la population générale, en particulier dans les lieux à risque et lorsqu’elle se rend dans les établissements et chez les professionnels de santé, le port du masque grand public est recommandé

À partir du déconfinement, ce système coexiste avec la reprise de circuits classiques de distribution de masques, qu’ils soient sanitaires ou grand public ; les pharmaciens notamment peuvent à nouveau vendre des masques issus de leur propre stock, en plus des masques du stock Etat distribués gratuitement aux populations éligibles.

Pour connaitre les chiffres annoncés et les détails exacts, demandez à recevoir la fiche sur notre page dédiée.

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