Inégalités de salaire hommes / femmes au sein des hôpitaux : ça ne va plus durer !

Depuis 2019, les disparités salariales hospitalières et des établissements médico-sociaux se réduisent légèrement entre les femmes et les hommes. Environ 50 % des salariés de la fonction hospitalière perçoivent un salaire net en équivalent temps plein inférieur à 1957 € par mois. En haut de l’échelle, les 10 % les mieux rémunérés gagnent au moins 3227 € mensuels.

On note également que tous les niveaux de l’échelle salariale reculent en euros constants en 2019, avec une baisse plus accentuée pour les salaires les plus élevés, jusqu’à 1,6 %.

À profil identique, les femmes quel que soit leur poste à l’hôpital, perçoivent en moyenne 3,6 % de moins que les hommes.

Le salaire en équivalent temps plein des femmes dans la fonction publique hospitalière s’élève en moyenne à 2191 € par mois soit 20,6 % de moins que celui des hommes, à 2759 €. Les explications à cet écart de salaire sont répertoriées.

Un écart de salaire dû à plusieurs facteurs

Cette différence peut s’expliquer par la répartition différente des hommes et des femmes selon leur métier c’est-à-dire :

  • la catégorie hiérarchique
  • le statut
  • la filière de l’emploi

En effet, 78 % des agents de la fonction publique hospitalière sont des femmes, dont 51 % des personnels médicaux, et près de 90 % des aides-soignants.

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes baisse légèrement par rapport à 2018. Cette diminution est évaluée à 1,9 % parmi les fonctionnaires, et 8,5 % parmi les contractuels. En revanche, l’écart salarial entre hommes et femmes est à 16,2 % chez les médecins !

Comment expliquer cette différence de salaire, dans un système hospitalier équivalent fonctionnaires ?

Tout d’abord, les femmes sont plus jeunes dans le personnel hospitalier. Les professeurs universitaires praticiens sont surtout des hommes. Les chefs de service et professeurs universitaires sont actuellement à 80% occupés par des hommes. Cet état va s’équilibrer en 2028, voire s’inverser vers 2030, car il y a environ 60% de femmes en première année de médecine qui seront amenées à prendre plus de responsabilité au départ à la retraite des chefs de service hommes.

Une partie des écarts de salaires proviennent de l’ancienneté au poste, de l’expérience, des tâches effectuées.

En effet, le recours au temps partiel des femmes médecins contribue à l’écart de revenus, ainsi que le nombre de garde réalisées. Ces deux facteurs augmentent de façon significative le salaire mensuel.

Vers une égalité des salaires hommes / femmes ?

Depuis « toujours », les femmes se sentent plus en responsabilité familiale et choisissent le temps partiel pour s’occuper de leur famille, et de faire moins de garde afin de s’occuper de leur foyer contrairement aux hommes.

Toutefois, cette charge mentale a tendance à se modifier, les hommes médecins jeunes contribuant à l’équilibre familial. Le congé parental des pères s’allonge, le temps partiel des hommes devient une valeur d’équilibre personnel.

L’écart de salaire entre les médecins femmes et hommes de la fonction hospitalière va donc diminuer, s’équilibrer, voire s’inverser à l’horizon 2030. Une piste d’explication est la féminisation de la profession.

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