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Movember : affiche de prévention à l’attention de vos patients

Le mois de novembre est le mois de la lutte contre le cancer de la prostate. Selon les statistiques, on diagnostique ce cancer chez 1 homme sur 8. Chaque année, plus de 71 000 hommes sont touchés par le cancer de la prostate. On constate 8 870 décès par an en France. Son incidence est également en forte augmentation : +8.5/ par an. 

Le cancer de la prostate représente près de 26 % de l’ensemble des cancers incidents masculins. Ce cancer survient dans environ 66 % des cas chez des hommes âgés de 65 ans et plus.

En revanche, un chiffre plus encourageant s’impose : la mortalité du cancer est en baisse, et le taux de survie net à 5 ans est de plus de 90%.

L’opération Movember (contraction en anglais de « november » et de « mo », en argot, pour moustache), lancée en 2004 en Australie, a pour but de sensibiliser la population à la problématique du cancer de la prostate, et au dépistage pour certains patients avec des facteurs de risque qui les rendent plus susceptibles de développer ce cancer.

Nous avons créé une infographie pour vous aider à communiquer auprès de vos patients : affichez-la dans votre salle d’attente !

Où se situe la prostate ?

  • La prostate est située sous la vessie, en avant de l’ampoule rectale et en arrière du pubis
  • Elle est traversée par l’urètre
  • La prostate est une glande génitale : elle sécrète le liquide séminal (liquide séminal + plasma séminal + spermatozoïdes = le sperme)
  • La prostate est une glande hormonodépendante, qui augmente de volume à la puberté. Cette augmentation est liée à la production de la testostérone. En revanche, l’augmentation de volume de la prostate observée à partir de la cinquantaine, ou hypertrophie bénigne de la prostate, n’est pas clairement explicitée.

Quels sont les facteurs de risque ?

  • L’âge : l’incidence de développer un cancer de la prostate augmente à partir de 55 ans
  • Il existe des formes familiales héréditaires, qui correspondraient à 5% à 10% de la totalité des cancers de la prostate. Elles sont définies par certaines critères, comme suit : 3 cas identifiés chez des apparentés du 1er degré, ou 3 cas identifiés chez des apparentés du 2e degré du côté maternel, ou 2 cas identifiés avant l’âge de 55 ans chez des apparentés quel que soit le degré de parenté.
  • Il existe également des formes familiales non héréditaires, dont les critères sont comme suit : 2 cas chez des apparentés du 1er ou du 2e degré.
  • Certaines formes de cancer de la prostate sont également liées à des facteurs ethniques et/ou environnementaux. En effet, on remarque une incidence plus élevée en Europe et aux Etats-Unis qu’en Asie. Elle est aussi 1,6 fois plus élevée chez les hommes d’origine afro-américaine que chez les hommes d’origine caucasienne (cependant, dans le cas du continent nord-américain, il serait judicieux de ne pas exclure certains facteurs de confusion comme les différences d’ordre socio-économique). On constate également une surincidence du cancer de la prostate dans les Antilles.

Quelle symptomatologie pour le cancer de la prostate ?

À un stade évolué, il peut être responsable de signes aspécifiques comme :

• un changement au niveau mictionnel : pollakiurie, impériosité urinaire,, rétention urinaire, brûlures mictionnelles, hématurie, hémospermie ;

• des éjaculations douloureuses ou des troubles de l’érection ;

• des douleurs osseuses rebelles (en particulier au niveau des vertèbres lombaires, des hanches ou du dos), une perte de poids ou une asthénie (fatigue chronique) inexpliquée.

Attention : le cancer de la prostate localisé ne génère pas de troubles urinaires. Ceux-ci sont essentiellement liés à une hypertrophie bénigne de la prostate, qui peut coexister avec le cancer.

Les examens de première intention

Toute suspicion d’un cancer de la prostate doit amener à faire :

  • un toucher rectal à la recherche d’une prostate augmentée ou non de volume, de consistance ferme. L’induration pouvant concerner la glande tout entière ou être simplement nodulaire.
  • un dosage du PSA sérique total (effectué à distance du toucher rectal) à la recherche d’une augmentation > 4 ng/ml.

Les différents stades du cancer de la prostate

Il existe 4 stades différents du cancer de la prostate selon la classification TNM.

1. Le cancer de la prostate localisé, sans extension au-delà de la capsule prostatique

2. Le cancer de la prostate localement avancé, qui s’étend au-delà de la capsule prostatique ou aux organes adjacents ; sans envahissement ganglionnaire ou métastatique à distance.

3. Le cancer de la prostate avec atteinte ganglionnaire pelvienne.

4. Le cancer de la prostate métastatique, avec une (ou plusieurs) métastase(s) à distance.

Les différents traitements curatifs du cancer de la prostate

  • La radiothérapie externe : des radiations sont envoyées pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier
  • La curiethérapie interstitielle : il s’agit de sources radioactives envoyées à l’intérieur de la prostate pour détruire les cellules cancéreuses
  • L’hormonothérapie : il s’agit d’un traitement qui a pour but d’empêcher la stimulation de certaines hormones sur les cellules cancéreuses. Elle est souvent associée à la radiothérapie externe.
  • La chimiothérapie : il s’agit du traitement de référence des cancers de la prostate métastatiques
  • Une intervention chirurgicale qui consiste à retirer la prostate atteinte par la tumeur, ainsi que les vésicules séminales. Ces petites glandes reliées à la prostate peuvent être également atteintes. L’intervention s’appelle prostatectomie totale.

Téléchargez l’infographie pour l’afficher dans votre cabinet !

Sources : Institut National du Cancer – Ligue contre le cancer – Comité de cancérologie de l’AFU

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